Jeremy Corbyn : dirigeant d’une chasse aux sorcières anti-socialiste

Leçons des dix dernières années

L'ancien chef du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, et sa faction « The Many » (la multitude) de Your Party mènent une véritable chasse aux sorcières anti-socialiste contre leurs rivaux internes.

Après une vague d'exclusions à la veille du congrès fondateur en novembre, visant à manipuler bureaucratiquement la procédure, d'autres ont suivi lors des élections à la direction du parti. Parmi les personnes exclues figure Rob Rooney, exclu pour son appartenance au Socialist Party, alors qu'il était candidat à la direction dans le Sud-Ouest. D'autres candidats ont été empêchés de se présenter sous des prétextes similaires.

La justification de cette offensive antidémocratique par les partisans de Corbyn a été donnée dans une publication X et un courriel du Peace and Justice Project (Projet Paix et Justice), fondé par Corbyn et dirigé par Karie Murphy, qui gère également l'administration de Your Party. Déclarant que « l'avenir de Your Party est en jeu », le projet a attaqué la liste rivale « Grassroots Left » de Zarah Sultana, l'accusant de prôner « un parti marginal et étroit qui crie depuis la marge ».

Jeremy Corbyn s'adressant au congrès fondateur de Your Party [Photo: X/Jeremy Corbyn]

L'ancienne députée travailliste Laura Smith a dénoncé les « cercles fermés qui ne se parlent qu'entre eux », traçant une ligne de démarcation entre la vision « ouverte et démocratique » de The Many et une vision « dominée par des cliques organisées » transformant les sections en « fiefs de petits groupes exerçant un pouvoir disproportionné ».

Mark Serwotka, ancien secrétaire général du Syndicat des services publics et commerciaux (PCSU), a écrit dans le Morning Star pour dénoncer « un programme puriste composé d'une longue liste de revendications visant à attirer le noyau dur déjà engagé des militants de gauche ». Il ne fallait pas « laisser les petits groupes sectaires, qui portent eux-mêmes une grande part de responsabilité dans l'aliénation de la classe ouvrière envers la gauche, dominer Your Party ».

C’est une formule anti-socialiste bien connue : la classe ouvrière serait trop à droite ou trop stupide pour adhérer aux politiques de gauche, et le seul moyen de réussir politiquement serait d'abandonner ces objectifs « sectaires » et d'adopter des politiques de droite, la lâcheté et la trahison politiques.

Le Parti de l'égalité socialiste s'oppose, depuis la gauche, aux groupes ciblés par la chasse aux sorcières menée par Your Party, principalement le Socialist Workers Party et le Socialist Party. Ces groupes ont passé des années à semer l'illusion autour de Corbyn – et continuent de le faire tout en apportant leur soutien principal aux mesures palliatives réformistes de Zarah Sultana et à sa politique de désaccord poli avec « Jeremy ».

Dans ce contexte, cependant, les attaques de Corbyn contre eux soulignent à quel point il est à droite. L'ancien chef du Parti travailliste ne veut aucune complication à son projet de création d'un groupe de pression de la classe moyenne au sein du Parti travailliste, ni laisser entendre à la classe ouvrière et aux jeunes que Your Party pourrait offrir autre chose.

Le modèle qu’emploie The Many pour bloquer l'organisation de la gauche

Ces premières exclusions annoncent une purge en profondeur. C'est ce que Corbyn et ses alliés prévoient ouvertement s'ils obtiennent la majorité au sein de l'instance dirigeante de Your Party. Dans le cas contraire, ils ont clairement indiqué qu'ils préféreraient abandonner toute l'initiative, emportant avec eux l'argent et les listes d'adhérents.

La première proposition de The Many pour remettre « Your Party sur les rails » s'attaque aux « proto-cellules » existantes, créées en réaction au refus de l'appareil corbyniste d'organiser des instances locales de membres ou de publier les données d'adhésion nécessaires.

Article de la « Tribune » lançant la campagne de la faction The Many de Corbyn (capture d'écran) [Photo: tribunemag.co.uk]

The Many déclare à propos des organisations actuelles : « Nombre d'entre elles sont dirigées par le Socialist Workers Party et d'autres groupes sectaires qui composent la liste de la Grassroots Left. Ces groupes sont mieux organisés que les simples membres individuels, qui sont de fait exclus de toute participation égale. Ils cherchent à exercer un contrôle sur le parti en contrôlant les cellules. »

S'ils en acquièrent le pouvoir, les corbynistes démantèleront ces instances locales, expulseront une grande partie de leurs membres actuels et rétabliront Your Party selon leurs propres conditions – et tant pis pour les décisions du congrès fondateur. Les « sections officielles » qu'ils créeront ne seront que des groupes de soutien impuissants pour un parti dirigé depuis le Parlement par Corbyn, que The Many baptiserait « chef de Your Party au Parlement » – une pure invention de leur part.

La deuxième proposition poursuit sur cette lancée, s'attaquant à la Grassroots Left, qu'ils jugent « profondément hostile » au principe « un membre, une voix » : « ils veulent que le pouvoir soit entre les mains des délégués des cellules, car les groupes sectaires qui composent la Grassroots Left pensent avoir plus de chances de contrôler une cellule que l'ensemble des membres. »

Le modèle « un membre, une voix » que les partisans de Corbyn souhaitent instaurer vise à rendre les membres du parti passifs et atomisés, les faisant « participer » par le biais de votes en ligne soigneusement orchestrés depuis le centre.

Une troisième proposition vise à transférer le pouvoir d'élaboration des politiques du congrès national et des sections à des commissions politiques, à l'instar du Parti travailliste si cher à Corbyn.

Privés de l'appareil centenaire du Parti travailliste permettant d'exclure les socialistes et de réprimer ses membres, Corbyn et ses alliés s'efforcent d'en créer un nouveau.

Contraints de lancer Your Party avant d'être prêts à y imposer leur autorité, ils se sont attelés à rattraper le temps perdu. Aujourd'hui, sur les 850 000 inscriptions initiales à la newsletter, seules 50 000 sont devenues membres, même de façade, et seulement 11 000 participent régulièrement aux votes internes – et bien moins assistent aux réunions en personne.

Le nombre de membres est si restreint que l'un de ceux qui sont parvenus à se hisser au sommet et à se présenter à l'élection du comité de direction est Piers Corbyn, le frère de Corbyn : un antivaccin notoire qui s'en est pris au personnel soignant pendant la pandémie et qui s'attaque désormais aux demandeurs d'asile. Cet individu odieux a échappé à la vigilance des chasseurs de sorcières de Your Party.

Corbyn : dix ans passés à étouffer les sentiments socialistes

Depuis l'arrivée de Corbyn à la tête du Parti travailliste en 2015, les purges anti-socialistes les plus importantes au Royaume-Uni se sont déroulées sous sa direction.

En 2016, lors de la seconde élection à la direction du Parti travailliste, déclenchée par un complot blairiste visant à destituer Corbyn, l'appareil du parti s'est employé à suspendre et exclure, sous de fallacieux prétextes, les potentiels soutiens de Corbyn. Ce dernier a laissé le champ libre à ces saboteurs d'extrême droite, refusant d'intervenir et insistant sur la nécessité de préserver le caractère « rassembleur » du Parti travailliste.

Keir Starmer (à gauche) et Jeremy Corbyn lors d'une réunion de campagne pour les élections générales de décembre 2019 [Photo by Jeremy Corbyn - Revealing Brexit documents / CC BY 2.0]

Forts d'un second mandat populaire, plus important encore, pour combattre les blairistes, les alliés de Corbyn sont intervenus pour consolider leur chasse aux sorcières par le biais de Momentum, sous la houlette de Jon Lansman. En créant le modèle de ce qu’allait être Your Party, Lansman contrôlait la liste des membres, s'efforçait d'en exclure les membres d'autres tendances et s’assurait qu’il n’y ait pas la moindre vie démocratique.

Lors du congrès travailliste de 2018, sous la direction de Corbyn, Momentum et la bureaucratie syndicale se sont unis pour bloquer une proposition de réélection obligatoire des députés, perçue comme un premier pas vers l'éviction des blairistes.

Durant les dernières années de la direction de Corbyn, ses alliés à la tête du Comité exécutif national avaient largement repris la chasse aux sorcières contre « l'antisémitisme de gauche » lancée par les blairistes. D'abord en tolérant la persécution et l’éviction de ses partisans, son camp est passé à la mise en œuvre directe des expulsions.

Ces actions ont ouvert la voie à l'élection de Keir Starmer à la tête d'un Parti travailliste blairiste totalement inchangé par le mandat de Corbyn.

Corbyn prévoyait de se retirer discrètement et de dissoudre l'opposition dans son Projet Paix et Justice. Même lorsque le Parti travailliste l'a contraint à choisir entre son siège de député et son parti lors des élections de 2024, il a tenté de concilier les deux en menant une campagne purement locale.

Profondément réticent à consentir à la création d'un nouveau parti, il a fini par s'y résoudre uniquement pour le contrôler, la colère et la frustration populaires envers le gouvernement travailliste l'ayant rendue inévitable.

La classe ouvrière a énormément souffert de ces trahisons. Elle a reçu une leçon longue et amère sur les forces qui étouffent les sentiments de gauche au Royaume-Uni.

Corbyn représente un milieu social et un appareil politique qui tourmentent la classe ouvrière britannique depuis des décennies, un amalgame du travaillisme antisocialiste de la Société fabienne et du stalinisme antisocialiste du Morning Star. Tous deux sont attachés à la préservation de la domination du Parti travailliste et de la bureaucratie syndicale, au sein desquels Corbyn a passé toute sa vie politique.

Le révolutionnaire russe et fondateur de la Quatrième Internationale contre la trahison stalinienne de cette révolution, Léon Trotsky, comprenait parfaitement le rôle des fabiens. Dans un article dénonçant l'adaptation de Staline à ces figures en 1925, il décrivait parfaitement les Jeremy Corbyn de l'époque :

Ces autorités pompeuses, ces pédants et ces lâches arrogants et prétentieux empoisonnent systématiquement le mouvement ouvrier, obscurcissent la conscience du prolétariat et paralysent sa volonté. C'est uniquement grâce à eux que le conservatisme, le libéralisme, l'Église, la monarchie, l'aristocratie et la bourgeoisie continuent de survivre et se croient même fermement au pouvoir.

Les politiciens fabiens et leurs béni-oui-oui

Aucun mouvement socialiste ne peut se construire au sein de la classe ouvrière sans mener une lutte politique contre ces forces. Mais un second bloc politique existe pour occulter cette vérité fondamentale : il comprend, entre autres, le Socialist Workers Party, le Socialist Party et le Parti communiste révolutionnaire (anciennement Socialist Appeal).

Ces groupes ont salué la direction du Parti travailliste par Corbyn comme le fondement de sa transformation en un instrument de lutte socialiste. Chaque épisode de son bilan désastreux au pouvoir était excusé comme une erreur, ou le résultat de pressions des blairistes, et corrigé par des conseils polis qui préparaient le terrain pour sa prochaine trahison.

Festival du marxisme du SWP, rassemblement de midi : «Party Time : De quelle gauche avons-nous besoin ?» (De gauche à droite : Michael Lavalette, Jeremy Corbyn, Lewis Nielsen, la présidente Samira Ali, Salma Yaqoob, Andrew Feinstein)

Ce type de politique a été dénoncé par Trotsky tel qu’il s’est manifesté dans les années 1920 dans l’œuvre du journaliste de gauche H. N. Brailsford, rédacteur en chef du journal du Parti travailliste indépendant pendant plusieurs années. « Sa mission historique », écrivait Trotsky, « consiste à “corriger” Thomas et MacDonald, à créer une soupape de sécurité pour le mécontentement des masses, à brouiller les frontières et à dissoudre la pensée cohérente dans un “gauchisme” informe. »

En « fraternisant » avec les idées communistes, ajoutait Trotsky, « Brailsford camoufle son appartenance à un parti qui exclut les communistes britanniques. »

Interrogés sur leur adhésion à Corbyn, le SWP et d’autres protestaient en affirmant que Corbyn était une étape nécessaire au développement d’un mouvement de gauche en Grande-Bretagne. Selon la justification la plus élaborée du SWP, il s’inscrivait dans la « renaissance » du « cycle de vie » du réformisme.

Une fois de plus, Trotsky fustigeait cette « attitude passive, conciliante et attentiste envers les dirigeants perfides, sous prétexte qu'ils reflètent le stade actuel de développement de la classe ouvrière, qu'“ils sont les meilleurs possible”, qu'“il n'y a personne de prêt à les remplacer”, etc. »

Le soutien à Corbyn s'est intensifié après son exclusion discrète du Parti travailliste. Toute la politique de gauche s'est articulée autour de l'appel à l'action de Jeremy Corbyn, le saint patron de la gauche britannique sans la bénédiction duquel rien ne pouvait avancer.

Un « Sommet de la Résistance », organisé par le SWP, le SP, Counterfire et d'autres, a salué Corbyn comme « le Premier ministre du peuple », lui offrant une tribune pour discourir sur un mouvement de communautés locales fondé sur la « déclaration de dignité » de son Projet Paix et Justice. Figure incontournable du Festival du marxisme du SWP, Corbyn a été accueilli lors des éditions 2024 et 2025 avec un enthousiasme débordant et des cris de « Oh Jeremy Corbyn ! »

Corbyn a assisté à chacun de ces événements à contrecœur, s'entourant brièvement de personnes qu'il méprisait pour parfaire son image de « gauche ». Aujourd'hui, il les remercie d'une gifle au visage.

Votez pour Jeremy !

Pourtant, rien de ce que Corbyn et ses alliés ont entrepris au sein de Your Party ne saurait changer la perspective de ces tendances.

Au lieu de cela, lors du congrès fondateur du parti, le SWP a publié « Bataille pour l'avenir de Your Party : la chasse aux sorcières contre la gauche au sein de la direction », un article qui aborde ensuite, le plus poliment possible, « les différentes visions de ce que pourrait être le nouveau parti ».

Le Socialist Worker appelle à un Your Party « uni », « avec une direction collective regroupant Corbyn et Sultana ». Indiquant à ses membres comment voter, le SWP soutient la liste de Sultana, mais appelle également à voter pour Corbyn.

Jeremy Corbyn et Zarah Sultana lors de l'événement « Le Monde transformé », en octobre 2025

Le Socialist Party (SP) se démène devant Corbyn et Sultana, affirmant que « voter pour l'un et pas pour l'autre accélérerait le risque d'une scission précoce – sans démarcation suffisamment claire – ce qui nuirait au rôle que Your Party pourrait encore jouer ».

Quelle imposture ! De même que Corbyn a incité ses partisans à se soumettre aux blairistes, ces organisations incitent les leurs à faire de même avec Corbyn.

Alors que la classe capitaliste fait face à une hostilité grandissante de la part de millions de travailleurs envers son programme d'austérité et de guerre, cette neutralisation des sentiments de gauche joue un rôle crucial pour l'impérialisme. Décrivant le rôle du dirigeant syndicaliste de gauche et député travailliste A.A. Au sujet de Purcell et des événements qui avaient précédé la grève générale britannique, Trotsky expliquait :

Le poste le plus élevé du mécanisme de stabilisation capitaliste n’est plus occupé par MacDonald et Thomas, mais par Pugh, Purcell, Cook et compagnie. Ils font le travail et Thomas apporte la touche finale. Sans Purcell, Thomas n’aurait rien à quoi se raccrocher, tout comme Baldwin. Le principal frein à la révolution britannique est la mascarade diplomatique et fallacieuse du « gauchisme » de Purcell, qui [...] est toujours prêt non seulement à reculer, mais aussi à trahir. »

Critiquant la politique du Parti communiste sous l'influence de Staline, Trotsky déclara : « Pendant un an, nous avons essayé de vous inculquer la signification du Comité anglo-russe. Nous vous avons dit qu'il ruinait le mouvement révolutionnaire naissant du prolétariat britannique. »

Pourtant, « ils ont apporté leur soutien à Purcell. Vous direz : “Mais nous le critiquons !” Ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle forme de soutien à l'opportunisme [...] Vous “critiquez” Purcell – toujours plus modérément, toujours plus rarement – et vous restez attachés à lui.

Combien plus grave d'avoir agi ainsi pendant une décennie pour une figure incomparablement plus à droite, tellement plus déconnectée de la classe ouvrière, que Corbyn.

Le bilan du Parti de l'égalité socialiste

Depuis que Corbyn a commencé à se faire une place lors de l'élection à la tête du Parti travailliste en 2015, le Parti de l'égalité socialiste a toujours affirmé : « L'enjeu pour la classe ouvrière n'est pas un retour au Parti travailliste ni la création d'une nouvelle formation pro-capitaliste qui instrumentalise le socialisme à des fins purement rhétoriques, mais la construction d'un véritable parti socialiste et internationaliste de la classe ouvrière.»

Brochures de Mehring Books : « Jeremy Corbyn et le Parti travailliste » et « Le nouveau parti de gauche de Corbyn »

Nous avons formulé cette affirmation en nous appuyant sur une analyse des caractéristiques fondamentales du capitalisme contemporain, conscients qu'elle allait à l'encontre de l'opinion publique au sein du mouvement, mais que c'était la voie à suivre pour sortir des trahisons et des défaites dans lesquelles Corbyn allait le mener. Nous avons défendu ce point de vue contre toutes les autres organisations mentionnées ci-dessus, qui ont confirmé l'identification par Trotsky de la « principale caractéristique psychologique de l'opportunisme » comme étant « son incapacité à attendre » :

En période où les forces sociales, amies et hostiles, par leur antagonisme et leur interaction, créent une paralysie politique totale [...] en ces périodes, l'opportunisme, rongé par l'impatience, cherche de « nouveaux » moyens de mettre en œuvre ce que l'histoire n'est pas encore prête à accepter. Lassé de sa propre inadéquation et de son manque de fiabilité, il part en quête d'« alliés ». Il se jette avidement sur le tas de fumier du libéralisme [ou du corbynisme]. Il l'implore, il lui soumet ses demandes, il invente des formules spéciales lui suggérant comment agir [...] Il court de lieu en lieu, s'accrochant aux alliés potentiels par la manche. Il harangue ses propres partisans, les exhortant à être prévenants envers tous les alliés potentiels. « Du tact, encore du tact, toujours plus de tact ! »

La politique de Trotsky n’était pas une attente passive, mais une « politique d’accumulation des forces » énergique qui ne peut se réaliser pleinement que dans les périodes de conflit révolutionnaire ouvert. C’est la tâche qui nous incombe aujourd’hui. Ce qui a été étouffé ou laissé en dormance au sein de la classe ouvrière par les politiques d’adaptation, de soumission et d’apologie peut être réveillé par les politiques d’intransigeance, de rébellion et de critique impitoyable.

Nous appelons les travailleurs et les jeunes à lire notre récente déclaration, « La crise Mandelson-Epstein et la lutte socialiste contre le gouvernement Starmer », à étudier nos arguments – à les reprendre, à les diffuser et à les défendre – et surtout à rejoindre le PES dans la lutte pour sa construction.

(Article paru en anglais le 19 février 2026)

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