« Je me tiens aux côtés des travailleurs du monde entier dans leur lutte contre l’oppression et la tyrannie »

Des travailleurs et des jeunes du Canada et de l’Inde appellent à participer au rassemblement international en ligne du 1er mai

Des manifestants à la démonstration d’Al-Quds à Toronto expriment leur opposition à l’attaque criminelle américano-israélienne contre l’Iran et leur soutien au peuple palestinien.

Le Comité international de la Quatrième Internationale et sa publication quotidienne, le World Socialist Web Site, organisent le Rassemblement international en ligne du 1er mai, ce vendredi 1er mai à 15 h, heure de l’Est des États-Unis, afin de présenter un programme socialiste révolutionnaire unifié aux travailleurs du monde entier dans la lutte contre la guerre impérialiste, la dictature et l’austérité. Des travailleurs et des jeunes ont publié des déclarations appelant à la participation la plus large possible à cet événement, qui présentera des intervenants du monde entier.

Un travailleur fédéral de l’Ontario a déclaré :

Je m’appelle Erik, et j’appuie pleinement les efforts du World Socialist Web Site, du Parti de l’égalité socialiste et du Comité international de la Quatrième Internationale pour mobiliser la classe ouvrière dans une action révolutionnaire. Avec les attaques flagrantes de l’administration Trump et du régime génocidaire de Netanyahou contre l’Iran, le monde s’avance vers une guerre totale entre toutes les grandes puissances. Il est clair que la classe dirigeante capitaliste n’agit pas d’une manière favorable à l’épanouissement de l’humanité, mais prend plutôt des mesures pour ne garantir un avenir qu’aux plus riches. Le reste d’entre nous est condamné à croupir dans la misère engendrée par un monde ravagé par la guerre, la catastrophe environnementale et la domination territoriale, toutes alimentées par un appétit insatiable de profit.

Ce n’est pas le monde que nous méritons, ni celui que nous devons endurer : par une mobilisation unifiée et internationale de la classe ouvrière, nous représentons la plus grande force révolutionnaire capable de faire face à la crise du capitalisme et d’abolir le fléau de l’impérialisme, qui en est l’expression naturelle et inévitable. Nous ne trouverons ni alliés ni victoires au sein de la bourgeoisie, des bureaucraties syndicales ou de la multitude de partis de pseudo-gauche qui cherchent à canaliser nos griefs politiques vers le cadavre de la politique électorale. La lutte doit être menée par des comités de base dirigés par les travailleurs, guidés par la pensée socialiste et animés d’aspirations révolutionnaires. La réforme est une illusion ; la révolution est une question de survie.

Greg, un enseignant du secondaire à la retraite, a envoyé la déclaration de solidarité suivante :

Ce que nous voyons dans le monde aujourd’hui, c’est une absence totale de vision et de leadership fondé sur des principes. Cela apparaît avec une clarté particulière en Occident. Cependant, ce phénomène n’est pas propre à l’Occident. Il fait suite à deux guerres mondiales dévastatrices au siècle dernier, dont l’une s’est terminée par l’utilisation à deux reprises d’armes nucléaires contre le Japon. Il est clair que nous n’avons pas retenu la leçon : la cause profonde de ces conflits est un système d’exploitation économique mondiale brutal qui appauvrit les populations, en particulier celles qui souffrent déjà de la pauvreté, et qui manifeste un mépris total pour la Terre et le monde naturel.

Malheureusement, tout ce système est soutenu par la maladie du militarisme, selon laquelle c’est la force qui décide. Nous le voyons maintenant se manifester clairement dans le propre gouvernement du Canada sous le premier ministre Mark Carney !

Shashwat, un étudiant du Bihar, en Inde, dans une discussion avec un membre du PES Canada, a écrit :

J’espère que mes camarades du Comité international de la Quatrième Internationale (le CIQI) et du World Socialist Web Site (le WSWS) sont en bonne santé et poursuivent leur lutte déterminée contre la réaction mondiale. J’exprime ma solidarité avec leurs efforts pour organiser le Rassemblement international en ligne du 1er mai.

Pour beaucoup d’entre nous, le 1er mai rappelle l’oppression et l’exploitation inhérentes au capitalisme, ainsi que la lutte et les sacrifices de courageux militants de la classe ouvrière. Il nous enseigne que, pour affronter efficacement le capitalisme, nous devons lutter pour son abolition, avec des organisations révolutionnaires comme instruments nécessaires de cette lutte. En appui au 1er mai, je me tiens aux côtés des travailleurs du monde entier dans leur lutte contre l’oppression et la tyrannie, et pour la justice. Aujourd’hui, seule une transformation socialiste de la société peut offrir une réponse durable à la guerre et à la dégradation générale de la vie sociale. C’est par une telle transformation que l’humanité et notre planète pourront être libérées de la réaction, de la superstition, de la haine et de la cruauté. Une lutte fondée sur la solidarité demeure la seule voie possible : vers le progrès, l’avancement scientifique, la paix et, surtout, la libération de l’exploitation et de l’oppression.

Faisant référence à la répression policière brutale contre le mouvement pour la journée de huit heures à Chicago en 1886 et au coup monté contre les martyrs de Haymarket, qui ont inspiré le 1er mai comme journée de solidarité internationale de la classe ouvrière, Frank, un travailleur de l’automobile retraité de Windsor, a déclaré :

Comme l’ont prouvé les sacrifices faits à Chicago, à Haymarket Square, nous sommes plus forts lorsque nous sommes unis. Notre histoire, dans la lutte pour faire avancer des progrès raisonnables pour la classe ouvrière, est malheureusement marquée par la mort et la souffrance face à des forces bien plus puissantes que nous. Mais malgré les résultats désastreux de cette journée à Chicago, nous avons vu qu’elle a insufflé une nouvelle vigueur au mouvement pour le progrès de tous. On en parle et on s’en souvient partout dans le monde.

Dan, un travailleur des postes et dirigeant du Comité de base des travailleurs des postes, a commenté :

Je suis un travailleur des postes canadien, et nous en sommes à notre troisième année de négociations contractuelles. Ces négociations prolongées se poursuivent parce que les travailleurs des postes rejettent systématiquement les concessions brutales proposées par la Société canadienne des postes, le gouvernement fédéral libéral de Carney et le syndicat qui est censé nous représenter.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) convient que Postes Canada devrait être rentable, et c’est lui qui a proposé le premier d’éliminer nos fins de semaine et nos congés afin d’y parvenir. D’autres concessions se profilent sous la bannière de la « transformation postale », notamment la réduction de plus de la moitié de la main-d’œuvre en dix ans, l’élimination de la livraison à domicile en cinq ans, la vente des biens immobiliers des bureaux de poste à des promoteurs, l’utilisation de l’intelligence artificielle pour la surveillance, et le recours à l’automatisation pour placer les travailleurs dans des conditions insoutenables. Dans les centres de tri – d’immenses entrepôts où les colis et le courrier sont acheminés vers les dépôts locaux –, les travailleurs signalent une détérioration de leur santé mentale alors que les cadences s’accélèrent et que le harcèlement vient d’en haut.

Mais ces attaques ne passent pas inaperçues parmi nous, les travailleurs des postes !

Nous avons d’abord déclenché une grève nationale en novembre 2024. Cela s’est produit plusieurs semaines après un mandat de grève écrasant, sur lequel l’appareil syndical n’avait pas agi. Cette grève a duré un mois complet, avant que notre syndicat ne capitule face à un ordre de retour au travail manifestement illégal du gouvernement libéral. Comme la direction du STTP savait qu’il existait parmi la base un fort sentiment de défier le diktat, elle nous a ordonné de retourner au travail sans vote et sans même le droit de discuter de la marche à suivre lors d’assemblées générales des membres. Nous avons été démobilisés sans cérémonie une semaine avant Noël, traditionnellement la période la plus occupée de l’année pour les postes.

Le STTP voudrait nous faire croire que la grève est une perte de temps, et sous sa direction, elle pourrait très bien l’être. Il a coordonné ses actions avec le Congrès du travail du Canada afin d’isoler notre lutte des secteurs logistiques national et international plus larges, et de détourner notre colère légitime vers des pressions exercées sur tel ou tel représentant élu, les mêmes représentants politiques, dois-je le rappeler, qui mènent les attaques contre nous.

Alors que nous luttons dans des conditions de plus en plus insupportables, le syndicat exige que nous mettions nos griefs de côté pour le moment et que nous attendions notre chance de voter pour le Parti libéral ou le Nouveau Parti démocratique (NPD) aux élections de 2029. Le Parti libéral est actuellement au pouvoir, et le NPD a maintenu les libéraux au pouvoir au cours des sept dernières années.

En ce 1er mai 2026, les travailleurs doivent comprendre comment la société est organisée et à qui elle profite. Les oligarques, les monopoles corporatifs et les milliardaires n’ont jamais vu leur richesse croître aussi rapidement ! Pendant ce temps, les travailleurs paient pour une guerre dont ils ne veulent pas. L’inflation rend les biens essentiels inaccessibles à de larges pans de la classe ouvrière. Et l’intelligence artificielle est utilisée par la classe dirigeante pour justifier cyniquement l’ère des « méga-licenciements ». En ce 1er mai, il devrait être clair que ces attaques ne visent pas exclusivement les travailleurs des postes canadiens. Le gouvernement et le patronat canadiens cherchent plutôt à nous infliger de manière démonstrative une défaite majeure afin que cela serve d’exemple à tous les travailleurs du secteur public, aux travailleurs de la logistique et, au-delà, aux travailleurs partout au Canada et dans le monde.

Si l’alliance gouvernement-patronat-syndicat réussit à miner une section historiquement militante des travailleurs – les travailleurs des postes dans mon cas –, les mêmes tactiques et des coupes encore plus importantes seront appliquées contre l’ensemble de la classe ouvrière. L’alternative consiste pour tous les travailleurs à reconnaître leurs intérêts de classe indépendants et à riposter ensemble. Commencez dès aujourd’hui à former des comités de base dans vos milieux de travail ! Alignés sur l’Alliance ouvrière internationale des comités de base, nous sommes la seule force sociale capable de réorienter les ressources de la société, en les retirant à la classe milliardaire parasitaire et belliciste, pour les consacrer à la satisfaction des besoins criants de la classe ouvrière et de toute l’humanité.

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