Le SGP aux élections du Land de Berlin: «Nous incarnons les traditions révolutionnaires, socialistes et internationalistes de la classe ouvrière»

L’allocution suivante a été prononcée par Ulrich Rippert, président d'honneur Sozialistische Gleichheitspartei (Parti de l'égalité socialiste, SGP) dans la première vidéo du parti pour les élections du Land de Berlin.

Je suis ravi de prendre la parole lors de notre réunion de lancement de la campagne électorale.

Le camarade Christoph Vandreier a déjà très bien montré que les élections du Land de Berlin se déroulent dans un contexte politique entièrement modifié. Plus rien n'est comme avant. Le système capitaliste se trouve à un stade avancé d'effondrement. Non seulement ici, mais partout dans le monde!

Il ne se passe pas un jour sans que de nouvelles annonces de licenciements de masse, de fermetures d'usines, de baisses de salaires et de réductions des dépenses sociales. L'IA et les technologies modernes sont utilisées pour détruire toujours plus d'emplois et pousser sans fin l'exploitation jusqu’à l’extrême. Mais par là, le capitalisme, qui est fondé sur l'exploitation du travail salarié, détruit les fondements mêmes de son existence.

La classe dirigeante réagit à cette crise historique comme elle l'a fait en 1914 et en 1939: par la guerre et la dictature.

Je ne veux pas répéter ce qui a déjà été dit. Mais on ne peut s’empêcher de demander: ont-ils perdu la tête à la Chancellerie et à la Mairie de Berlin? Ont-ils oublié à quoi ressemblaient cette ville, l’Allemagne et l’Europe à la fin de la Seconde Guerre mondiale? Ont-ils oublié les images d’Hiroshima et de Nagasaki?

L’hystérie guerrière actuelle, qui suinte par tous les pores de la propagande et de la politique, est l’expression du désespoir qui s’est emparé de la classe dirigeante face à la crise historique du système capitaliste.

Après la dernière guerre mondiale — où la classe dirigeante allemande, par le biais de sa dictature nazie, a commis les pires crimes de l'histoire de l'humanité — le capitalisme n'a survécu que pour deux raisons.

Premièrement, parce que les États-Unis sont venus à son secours et ont financé la reconstruction à coups de milliards de dollars de crédits. Deuxièmement, parce que les luttes révolutionnaires des ouvriers ont été réprimées par la bureaucratie stalinienne en Union soviétique. Ces deux réalités n'existent plus!

Les décennies d'après-guerre furent marquées par une étroite coopération transatlantique. Le président John F. Kennedy parcourut les rues de Berlin-Ouest en compagnie du maire Willy Brandt. Devant l'hôtel de ville de Schöneberg, Kennedy s'écria devant une foule en liesse: «Ich bin ein Berliner!» («Je suis un Berlinois!»)

Aujourd'hui, l'épicentre de la crise capitaliste mondiale se situe aux États-Unis. Aujourd'hui, un gangster du nom de Trump siège à la Maison-Blanche, à Washington, représentant les intérêts réactionnaires d'une oligarchie de milliardaires. La brutalité de sa politique et ses méthodes fascistes ne cessent de s'aggraver.

La coopération transatlantique s'est muée en confrontation transatlantique, marquée par une guerre commerciale et tarifaire. Au slogan MAGA (Make America Great Again), le gouvernement allemand répond par le cri de ralliement «Deutschland über alles!» (L'Allemagne par-dessus tout) et se présente comme la première puissance militaire européenne.

Mais si le gouvernement allemand croit pouvoir simplement reproduire la terreur guerrière des deux dernières guerres mondiales, il se trompe. Comme l'a déjà montré l'intervenant précédent, la résistance se développe à travers le monde.

Je crois que nombre d'entre vous qui nous écoutez aujourd'hui avez déjà constaté, en discutant avec des collègues, des proches ou des connaissances, que l'on entend sans cesse les mêmes mots: «On ne peut plus continuer comme ça!» Chacun ressent non seulement la menace, mais aussi le malaise. Il y a dans l’air un profond bouleversement social.

De nombreux travailleurs se demandent: que peut-on faire contre le réarmement insensé et la frénésie belliqueuse, contre la vague continue des licenciements massifs et contre la montée du parti d'extrême droite AfD (Alternative pour l'Allemagne) et le retour du danger fasciste?

Il devient de plus en plus évident que la lutte contre la guerre exige une lutte contre le capitalisme, et que cela requiert un programme socialiste et une stratégie internationale. Face à la résistance croissante des ouvriers et des jeunes, tous les partis traditionnels resserrent les rangs et forment un rempart politique commun.

Le parti Die Linke (Parti de gauche) appelle à la coopération avec la CDU (Union chrétienne-démocrate), tandis qu'une grande partie de la CDU et de son parti frère bavarois, la CSU (Union chrétienne-sociale), collaborent déjà avec l' AfD. Ce grand parti unique de la guerre, de la casse sociale et la dictature va de Die Linke jusqu’à l' AfD. Pour la classe ouvrière, cela signifie que les grandes luttes de classes ont commencé. Les élections du Land de Berlin doivent être vues comme le début d'une vaste contre-offensive contre le gouvernement et son alliance multipartite.

Aujourd'hui, je souhaite aborder une seule question. Dans notre déclaration électorale, nous disons:

«Tout comme la classe dirigeante fait revivre ses traditions réactionnaires d'impérialisme, de guerre et de fascisme, la classe ouvrière doit faire revivre ses traditions révolutionnaires, socialistes et internationalistes.»

Qu'est-ce que cela signifie? Que voulons-nous dire par là?

Les élections des Lands à Berlin coïncident avec un anniversaire important. Il y a trente-cinq ans, en 1991, l'Union soviétique était dissoute. Le mur de Berlin était déjà tombé et l'Allemagne avait été réunifiée deux ans auparavant.

À l'époque, cela fut accompagné d'une campagne de propagande assourdissante. Sur toute les plateformes – médias, télévision, radio, universités, tribunes et chaires – on proclama que le socialisme avait échoué et que le capitalisme avait triomphé. On affirma que désormais commençait pour tous la liberté, la démocratie et la prospérité.

Mais en réalité, la chute du mur de Berlin – le rétablissement des rapports capitalistes après 1989 en Union soviétique, en Europe de l'Est et en RDA (Allemagne de l'Est) – fut tout autre chose. Des milliers d'entreprises fermèrent leurs portes. Des centaines de milliers de personnes perdirent leur emploi, leurs revenus et, souvent, toute forme de protection sociale. Des milliers de bibliothèques et d'institutions culturelles furent fermées; tous les acquis sociaux qui avaient existé en RDA et en Union soviétique furent anéantis.

Aujourd’hui, face aux licenciements massifs et à la guerre, le souvenir des ravages sociaux de cette période refait surface.

Il y a quelques jours, au début du mois, les employés de l'usine Kelvion de Thuringe ont entamé une grève illimitée. Ils luttent pour empêcher la délocalisation de la production et la fermeture de l'usine. Les quelque 300 employés de l'usine de Thuringe fabriquent des échangeurs de chaleur. Kelvion emploie au total plus de 3 000 personnes.

Le syndicat IG Metall tente d'empêcher la grève de s'étendre, craignant un effet domino. Les grévistes, quant à eux, ont déjà commencé à contacter leurs collègues d'autres sites.

Ce qui est significatif dans cette grève, c'est qu'elle a suscité un débat intéressant parmi les travailleurs, débat qui se reflète en partie sur les réseaux sociaux. Une ouvrière témoigne que beaucoup se souviennent de ce qu'ils ont vécu après la chute du mur de Berlin, car toute cette situation leur donne une impression de déjà-vu. À l'époque, ici aussi, tout avait été rasé, dit-elle. «À l'époque, nous avons commis une erreur et nous avons laissé tout cela se produire. Nous ne devons pas refaire cette erreur aujourd'hui.»

Autrement dit: pour lutter efficacement aujourd’hui, il faut tirer les leçons du passé. Si l’on veut comprendre ce qui a «mal tourné», pour ainsi dire, il y a 35 ans, et quelles ont été les erreurs commises à l’époque, il faut répondre à la question: qu’est-ce que le socialisme, et pourquoi la RDA et l’Union soviétique n’étaient-elles pas des régimes socialistes, mais des régimes staliniens où, malgré certaines améliorations sociales, la classe ouvrière était opprimée? Il y a trente-cinq ans, ce n’est pas le socialisme qui s’est effondré, mais le stalinisme.

Chacun sait, bien sûr, que le berceau du socialisme se trouve ici, en Allemagne. Les idées de Marx et d'Engels y ont exercé une grande influence au sein de la classe ouvrière. Le Manifeste du Parti communiste a posé les fondements du premier grand parti socialiste ouvrier. Ses dirigeants, August Bebel et Wilhelm Liebknecht, ont éveillé la classe ouvrière à la vie politique.

À l'époque, les travailleurs étaient pleinement conscients de leur rôle dans la société et de leur pouvoir économique et politique. Ils savaient que c'était eux qui créaient toute la richesse de la société, et ils savaient aussi qu'une grève générale de tous les travailleurs révélerait très vite qui, en réalité, faisait tourner la société.

Le mouvement ouvrier socialiste révolutionnaire des débuts, c'est-à-dire marxiste, a connu un immense succès. Tous les droits démocratiques et sociaux qui existent aujourd'hui dans ce pays ont été créés par la classe ouvrière sous une direction révolutionnaire marxiste. Les structures démocratiques – le suffrage universel, égal et général; l'instruction publique et le système scolaire moderne; la liberté d'opinion et de la presse face à la censure; ainsi que l'assurance sociale et le système de retraite d'État – tout cela est le fruit des luttes ouvrières de l'époque.

La classe dirigeante s'est toujours rangée du côté de la réaction, soutenant le Kaiser et son État autoritaire. Plus tard, sous la République de Weimar, après le renversement de la monarchie par la classe ouvrière lors de la révolution de novembre 1918 et alors que la question du pouvoir ouvrier était à l'ordre du jour, les barons de l'industrie et les banques ont financé le parti nazi et en 1933 ils ont porté Hitler au pouvoir.

Si l'on se demande aujourd'hui pourquoi la classe dirigeante et son gouvernement abolissent une fois de plus avec autant de brutalité les droits démocratiques fondamentaux et construisent un État policier qui ouvre la voie à l'extrême droite, la réponse est la suivante: ils agissent ainsi parce que la classe bourgeoise de ce pays n'a aucune tradition démocratique et s'est toujours rangée du côté de la réaction.

Comme je l'ai dit: à ces débuts, le Parti social-démocrate (SPD) marxiste, sous la direction d'August Bebel, a connu un grand succès et obtenu des structures démocratiques fondamentales ainsi que des droits pour les travailleurs. Mais ce succès a engendré un puissant courant opportuniste au sein du SPD, prônant une transition progressive au socialisme et rejetant une prise de pouvoir révolutionnaire par la classe ouvrière.

C’est ainsi que, au moment décisif où a débuté la Première Guerre mondiale, en 1914 – alors que le choix entre la guerre et la révolution était crucial – la direction du SPD capitula et vota en faveur des crédits de guerre du Kaiser. Ce fut une trahison fondamentale et un choc pour la classe ouvrière, dont les effets se firent sentir longtemps.

Depuis, le SPD est un pilier fidèle du pouvoir capitaliste et il a joué un rôle clé dans chaque crise ultérieure du capitalisme en réprimant les luttes révolutionnaires des travailleurs et en assurant la domination bourgeoise.

Aujourd'hui, le SPD est l'un des principaux partis bellicistes. Il siège au gouvernement avec la CDU/CSU. Son ministre de la Défense parcourt le pays pour exiger que l'Allemagne devienne «bonne à la guerre», tandis que son ministre des Finances orchestre une dévastation sociale qui dépasse de loin celle de l'«Agenda 2010». De concert avec la bureaucratie syndicale, le SPD impose des licenciements massifs et des coupes drastiques dans les dépenses sociales.

Aujourd'hui, le SPD est, à juste titre, détesté par des millions de travailleurs.

Suite à la trahison du SPD en 1914, la direction de la lutte révolutionnaire ouvrière passa en Russie. Le Parti bolchevique, sous la direction de Lénine et Trotsky, tira les conclusions les plus justes et les plus pertinentes de cette trahison. Il démontra que les contradictions mêmes du capitalisme qui mènent à la guerre mènent aussi à la révolution. Et lorsque le système tsariste s'effondra début 1917, il était prêt: il s'empara du pouvoir et instaura le premier État ouvrier.

Ce fut un gigantesque succès. La Révolution russe a inspiré et mobilisé des millions de travailleurs à travers le monde. De nouveaux partis communistes révolutionnaires ont été fondés.

La Révolution russe marqua le début de la révolution mondiale. Elle ne pouvait survivre dans un cadre national. Et lorsque la révolution s'étendit à l'Allemagne et que la révolution de Novembre éclata, c'est le gouvernement social-démocrate d'Ebert et Noske qui étrangla la révolution et assassina les dirigeants du jeune Parti communiste allemand, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht.

Après l'arrêt de la première vague de révolution, les pays capitalistes ont attaqué le premier État ouvrier sur 14 fronts, exerçant sur lui une pression économique, politique et militaire massive.

C’est sous cette pression des pays capitalistes que le stalinisme a émergé.

Au sein du parti révolutionnaire et de l'appareil d'État soviétique, une élite privilégiée s'est développée, abolissant la démocratie ouvrière et instaurant une dictature bureaucratique. Cette élite s'opposait à la position marxiste de l'internationalisme socialiste, exposée par Karl Marx dans le Manifeste du Parti communiste. Staline opposa au slogan «Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!» la position nationaliste de la construction du «socialisme dans un seul pays». Sur cette base nationaliste, le stalinisme est devenu la principale force contre-révolutionnaire dans la classe ouvrière.

Trotsky, qui aux côtés de Lénine fut le plus important dirigeant de la Révolution russe, constitua alors l'Opposition de gauche, c'est-à-dire l'opposition socialiste au stalinisme. Au sein de l'Union soviétique, une véritable guerre civile éclata. Des dizaines de milliers d'ouvriers et d'intellectuels révolutionnaires furent condamnés sur la base de fausses accusations et assassinés lors des procès-spectacles de Moscou dans les années 1930. Trotsky lui-même fut assassiné par un agent stalinien en 1940.

Mais deux ans auparavant, il avait fondé la Quatrième Internationale qui poursuivit le combat pour défendre la perspective socialiste et tira les leçons des trahisons de la social-démocratie et du stalinisme.

En Allemagne, et plus précisément à Berlin, le stalinisme a eu des conséquences particulièrement désastreuses. C'est la théorie stalinienne du «social-fascisme», c’est-à-dire la désignation des sociaux-démocrates comme «sociaux-fascistes», qui a divisé la classe ouvrière et a, de ce fait, ouvert la voie à l'accession au pouvoir d'Hitler. Trotsky et l'Opposition de gauche ont lutté sans relâche contre cette politique et pour un front uni, c'est-à-dire pour une mobilisation commune de tous les travailleurs, grâce à laquelle Hitler et la terreur nazie auraient pu être empêchés.

Après 1945, les staliniens jouèrent une fois de plus un rôle déterminant dans le désarmement des ouvriers et la prévention d'un soulèvement révolutionnaire. Dans le même temps, la politique réactionnaire menée par les gouvernements staliniens au nom du socialisme contribuèrent à alimenter le sentiment anticommuniste.

Mais tant que l'Union soviétique existait, elle continuait d'exercer une pression sur le capitalisme, même dans les conditions de sa dégénérescence stalinienne. Nombre de réformes d'après-guerre sont le fruit de l'existence même de l'Union soviétique.

Mais la contradiction entre la politique nationaliste de la bureaucratie stalinienne et la mondialisation croissante de la production avait une logique implacable: il fallait que l’Union soviétique soit intégrée au marché mondial.

Nous, les trotskystes, l'avons déclaré très clairement à l'époque: il n'y avait que deux possibilités. Soit la bureaucratie stalinienne en Union soviétique serait renversée par la classe ouvrière lors d'une révolution politique et la révolution mondiale commencée en 1917 se poursuivrait, soit les relations capitalistes seraient rétablies en Union soviétique et dans tous les pays sous son influence.

Par peur de la classe ouvrière en Union soviétique et dans le monde, la bureaucratie stalinienne s'est réfugiée dans les bras de l'impérialisme, a détruit la propriété d'État et rétabli les rapports capitalistes, avec des conséquences dévastatrices pour la classe ouvrière.

La dissolution de l'Union soviétique a déclenché un processus au cours duquel les principales puissances capitalistes, avant tout les États-Unis, ont utilisé leur force militaire pour imposer leur position dominante en tant que puissances mondiales. Une guerre en a suivi une autre.

La situation actuelle – la guerre en Ukraine qui devient de plus en plus clairement une zone de déploiement pour l'OTAN dans la guerre contre la Russie, le génocide à Gaza, la guerre contre l'Iran, les préparatifs de guerre dans le Pacifique contre la Chine et l'intervention militaire américaine en Amérique latine – est la forme que prend la Troisième Guerre mondiale. Ce processus a commencé avec la dissolution de l'Union soviétique. Ces mêmes forces motrices de l'économie mondiale qui ont provoqué l'effondrement de l'Union soviétique agissent également sur les États capitalistes et les conduisent soit à la guerre mondiale, soit à la révolution mondiale.

C’est pourquoi l’intervention politique consciente de la classe ouvrière est si importante, et pourquoi il faut comprendre que ce qui s’est effondré il y a 35 ans, ce n’est pas le socialisme, mais le stalinisme. Car le socialisme n’appartient pas au passé, mais à l’avenir.

Vous vous demandez peut-être pourquoi je parle autant d'histoire alors que le sujet est censé être la campagne électorale du Land de Berlin.

La réponse est simple: cette élection se déroule à un moment où tous les fantômes du passé ressurgissent. La crise historique du capitalisme prend des formes toujours plus aiguës. Les licenciements massifs atteignent une ampleur inédite depuis la Grande Dépression des années 1930. La classe dirigeante recourt une fois de plus à la guerre, aux coupes budgétaires dans les prestations sociales et à la dictature.

Aucun problème politique, ni au niveau de la région de Berlin ni au niveau national, ne peut être résolu sans briser le pouvoir de l'aristocratie financière, de ses banques et de ses trusts. La classe ouvrière doit se préparer aux luttes révolutionnaires. Pour cela, elle a besoin d'un parti socialiste révolutionnaire. Ce parti, c'est nous. Nous sommes trotskystes.

La force de notre parti et notre confiance reposent sur notre capacité à tirer les leçons de l'histoire. Depuis de nombreuses années, nous luttons sans compromis contre toute forme d'opportunisme et de nationalisme, défendant le programme socialiste international qui revêt aujourd'hui une importance toujours plus grande.

Faites de cette campagne électorale une offensive politique décisive! Étudiez notre déclaration de campagne et le programme du SGP et rejoignez notre parti! Diffusez et discutez de notre déclaration de campagne avec vos amis, collègues et connaissances! Votez SGP le 20 septembre et faites des élections régionales de Berlin le point de départ d'une rébellion contre la politique de guerre et de destruction sociale!

(Article paru en anglais le 26 août 2026)

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